Ce village niché au fond d'un vallon creusé par le ruisseau de Saint Saturnin, se caractérise par son château aux quatre tourelles. Il est surplombé par des falaises érodées qui s'ouvrent sur le Causse de Sauveterre où s'étend le territoire de la commune.
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Le château en plan carré fut mentionné à partir du XIIIeme siècle. Au XVeme siècle, les trois tours s'ajoutent à la grande tour carrée primitive. Le logis rectangulaire serait du XVIIeme siècle, le linteau de la porte d'entrée fut vendu au château de La Caze.

Abandonné depuis plus de deux siècles et menacé de disparition à brève échéance du fait d’actes de vandalisme qui ont perdurés durant de longues années, le château de Saint-Saturnin de Tartaronne a été racheté en 1995 par ses actuels propriétaires pour être véritablement sauvé. Descendants de Béranger de Sabran-Montferrand, grand-père du pape Urbain V et grande figure de la Lozère, c’est sur un coup de cœur qu’ils tombent amoureux de ce château blotti contre le Causse de Sauveterre. 

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L'église paroissiale : une des plus anciennes du Gévaudan.

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Le village recèle nombre de trésors comme ce Ferradou...

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de nombreuses fontaines....

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un lavoir....

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et un four à pain.

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Les légendes

    La Capelade

De cruels seigneurs régnaient sur Saint Saturnin. Leurs sujets devaient faire le geste de la "Capelado" (lever leurs chapeaux) en passant devant le château. Des manants oublièrent cette obligation. Arrêtés et jetés au cachot, ils furent ensuite libérés mais durent danser pieds nus, les yeux bandés, sur des dalles brûlantes pour gagner la sortie.

    Le Sac de pierre

Casimir, le dernier comte de Freissinet, convoitait une belle jeune fille dont il fit le portrait. Il la représenta portant autour du cou, un collier fait d'ossements humains. La fiancée en mourut d'effroi. Pour expier cette horrible faute, Casimir s'infligea une punition digne de Sisyphe : vêtu de deuil, il traînait un sac de pierre sur la montagne, recommençant indéfiniment son labeur. Il passa le reste de sa vie en véritable gueux.

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Une sculpture moderne qui me parle

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