La ville est née, il y a près de 3000 ans, sur les hauteurs de la Granède, avant de descendre, vers le IIe ou le Ie siècle av. J-C, sur la rive gauche du Tarn dans la plaine alluviale du confluent qui va lui donner son nom gaulois : Condatomagus (condato signifie confluent et magos, le marché). La cité devient un centre important de fabrication de céramique de luxe sigilée dit de la Graufesenque qui était exportée dans tout l'Empire romain. Et puis, vers le milieu du IIe siècle, le commerce s'effondre à cause de la concurrence de nouveaux centres de production et Condatomagos périclite. Avec les invasions barbares des IVe ‑ Ve siècle, la ville s’installe définitivement sur l’autre rive du Tarn, à l’intérieur d’une boucle de la rivière. Elle changera de nom à cette occasion pour devenir Amiliavum, qui deviendra Amilhau, puis Milhau en Rouergat ou Millau en Français.


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Millau vue du haut du beffroi ( cliquez sur les images en format pano pour accéder à leur version en grande taille )

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Le Beffroi de Millau est composé de deux parties correspondant à deux époques différentes. La Tour carrée fut construite au XIIe siècle à l'emplacement du château primitif des comtes de Millau. Il assurait la sécurité de l'enceinte fortifiée dans son angle sud-ouest. An début du XVIIe siècle les consuls de Millau firent construire au-dessus la tour octogonale. La Tour carrée servira de prison du XVIIe au XIXe siècle et notamment pendant la période révolutionnaire. L'édifice est aujourd'hui privé de sa flèche, incendiée par la foudre le 29 juillet 1811. Après avoir monté les 210 marches, on dispose d'une vue à 360°.

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L'église du Sacré-Cœur est la plus grande église de la ville, elle date du XIXe siècle, son style est néo-byzantin. Le clocher est doté d'un carillon de 21 cloches.

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Notre-Dame de l'Espinasse

Sur les façades latérales, la disposition des toitures forme pignon au droit de chaque fenêtre.
Le portail d'entrée est de style Renaissance, avec deux portes encadrées de trois pilastres à cannelures et à chapiteaux corinthiens.
Le clocher est de forme octogonal et comporte trois étages.

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L'église Saint-Martin est l'une des premières églises de Millau, sinon la première. Sa dédicace à St-Martin, premier modèle de vie chrétienne en Gaule et premier Saint Gaulois vénéré dès le cinquième siècle laisse supposer une fondation ancienne. La présence d’une église en ce lieu est attestée depuis le douzième siècle.
En 1709, la confrérie reçoit des Consuls les ruines de St-Martin et reconstruit l’église.
L’organisation intérieure est caractéristique des églises des pénitents :
- nef unique, réservée aux confrères
- tribunes pour l’accueil des fidèles extérieurs à la Confrérie.
1914 Réfection de la façade
1927 Construction du clocher.
Dans le chœur, une descente de la Croix attribuée à Gaspard de Crayer (1584-1669) peintre flamand de l’entourage de Rubens, achetée en 1820 par l’abbé de Sambucy

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L'église Saint-Louis fut édifié en 1869 à la place de l'ancienne église des Jacobins bâtie en 1507 et détruite pour laisser place à ce Temple Protestant.

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Rue du Voultre

La rue du Voultre est le type des rue étroites et le plus souvent tortueuses des très vieilles citées.

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La paroisse Saint-François fut érigée le 15 août 1827 par une ordonnance du roi Charles X afin d’offrir à la population toujours plus nombreuse de Millau, un nouveau développement religieux.
L’église a été bâti dans le style roman secondaire. Son clocher s’élève à 34 mètres et l’intérieur est divisé en trois nefs, dont la plus grande atteint 15 mètres. Sa construction fut achevée en 1873.
Elle est dédiée à Saint-François, en souvenir du couvent des capucins qui se trouvait là auparavant.

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Le pont-Vieux et le moulin sur le Tarn

C'est l'un des plus vieux pont du Rouergue, il est mentionné pour la première fois par le comte de Barcelone et son neveux, le comte de Millau vers 1156, ils accordent des exceptions de péage à l'abbé de Sylvanès.

L'ouvrage ne conserve que deux piles de grès et de tuf, sur ses 17 arches d'origines. Ces piles portent des refuges mais aussi un moulin, de facture relativement récente, souvenir de l'activité industrielle de la ville.

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Le Lavoir de l'Ayrolle fut érigé à la demande de Louis XIV en 1749. D'ordonnance classique, il se compose de portiques surmontés d'une balustrade et d'un fronton portant les armes de la ville. Elevé en dehors des fortifications, il signe l'ouverture définitive de la ville vers l'extérieur.

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La Ville décide de construire une nouvelle halle en 1885, dans le style Baltard, afin de remplacer l'ancienne située place Maréchal-Foch. Elle allie légèreté et clarté, sa structure métallique novatrice permettant de dégager de vastes espaces intérieurs.

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Place du Maréchal Foch

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Place du Mandarous

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Difficile bien sur d'évoquer Millau sans parler de son viaduc, portant l’Autoroute A75, il franchit une brèche de 2 460 mètres de longueur et de 270 mètres de profondeur au point le plus haut, dans un panorama de grande qualité et avec des vents susceptibles de souffler à plus de 200kms/h.

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 Les panoramiques sont assemblés avec le logiciel AutopanoPro V2.0.9 à partir d'images réalisées à main levée avec mon Olympus E-PL2